Retour au journal de bord

Les grandes villes de la Birmanie

mercredi 27 février

Arrivée à Yangon

Autant les contrôles à l'aéroport de Calcutta étaient stricts avec des fouilles répétées, autant l'entrée en Birmanie (dont le nouveau nom est Myanmar) est facile. Nous découvrons la capitale de ce pays méconnu et dirigé par des militaires ; les routes sont larges, bien entretenues. On a tout d'abord l'impression d'avoir du coton dans les oreilles, que tous les sons qui nous parviennent sont atténués. Habitués au vacarme des villes indiennes, on redécouvre avec plaisir une circulation moins dense, sans klaxons intempestifs. La ville est assez propre et les gens nous paraissent propres et habillés correctement : pas un mendiant en vue ! Les hommes portent presque tous le longi, vêtement traditionnel et les femmes se mettent sur le visage de la thanaka, sorte de peinture jaune qui sert à la fois de maquillage et de protection solaire.


Un motif classique de thanaka

Nous passons plusieurs jours à nous promener dans les rues de Yangon. Dès dix heures du matin, le soleil commence a taper fort et jusqu'à deux ou trois heures de l'après-midi, il est préférable de se réfugier à l'ombre. Dans le parc du centre-ville, des jeunes couples assis au bord d'un petit lac osent à peine s'embrasser : les manifestations d'affection en public sont assez mal vues. C'est tout de même plus relâché qu'en Inde où nous n'avons pas vu un seul couple se tenir par la main.

Nous avons la chance de recontrer Yoon, une jeune birmane d'origine chinoise faisant des études pour devenir guide touristique. Elle nous conduit dans les rues de la capitale pour visiter les marchés et les pagodes. Son père tient un petit restaurant de nouilles sur un trottoir en face d'un lycée.

Les Birmans sont des bouddhistes fervents. Ils viennent prier et faire des offrandes à Bouddha dans les nombreuses payas (ou pagodes) disséminées dans la ville. Le stupa est une sorte de dôme qui renferme souvent une relique de Bouddha comme un cheveu ou une dent. Avec les dons des fidèles, les moines le recouvrent de plusieurs couches de feuilles d'or.


L'immense stupa de la paya Shwedagon

Comme dans Tintin au Tibet, il faut faire le tour du stupa par la gauche ! Yoon nous emmène à la paya Chauktatgyi qui abrite un bouddha couché de 236 mètres de long !

Mandalay

La ville de Mandalay est décevante par rapport à Yangon. Elle est moins vivante et offre moins de sites intéressants. La circulation est fluide et même au ralenti : la plupart des véhicules sont des vélos ou des trishaws (sorte de taxi-vélo avec un side car). Nous louons des vélos à la journée pour aller nous promener le long de la rivière ou visiter un monastère. Le zoo nous accueille pour une petite sieste à l'ombre.

Dans la ville, comme à Yangon, on croise d'innombrables maisons de thé. A l'intérieur ou sur le trottoir sont disposées des tables basses avec des petits tabourets. Les birmans y boivent du thé vert seul ou mélangé avec du lait concentré, fument une cigarette ou mangent un petit beignet.


une maison de thé

Les birmans sont des gens accueillants, sympathiques, souvent prêts à nous rendre service. Les gens que nous croisons dans la rue ou à vélo nous disent bonjour. Les enfants surtout ne se lassent pas ne nous répéter Hello, Hello, même quand on somnolait sur une pelouse du zoo.